Du documentaire contemporain indien sur nos écrans !

Nouvelle journée passionnante dans ce Docedge 08 puisque nous avons aujourd’hui visionné les trailers des projets de chacun.

Les réalisateurs présents s’avèrent être pour la plupart des réalisateurs confirmés. Je ne dirais pas que je passe ma semaine avec l’élite des cinéastes documentaristes indiens mais presque…

Pour cette deuxième journée, j’ai découvert neuf nouveaux projets. Un m’a particulièrement interpellé : Biju on the Electric Stairs de Nilanjan Bhattacharya. L’histoire d’un gamin de 11 ans dans un village au nord de Kolkata qui aime fuguer une journée ou deux bien qu’il vive dans une famille heureuse. Peu a peu, il devient une sorte de héros, de légende vivante et d’autres mômes le suivent. Le gamin est évidemment attachant mais ce qui me plaît dans ce film : c’est la démarche du réalisateur qui a décidé de ne pas suivre Biju dans ses fugues mais de l’attendre avec sa famille et les villageois qui lors de ces sorties ne parlent que de ça et s’interrogent sur son retour… Au final, que savons-nous de ses fugues à Darjeeling ou Kolkata ? Ce qu’il nous en dit face caméra avec une certaine exagération qui ne  manque pas de nous interroger sur la véracité de ses propos…

Par ailleurs, j’ai enfin vu les premières images du prochain film de mes chouchous chinois, Guo Jing et Ke Dingding qui m’ont promis de se rappeler de moi lorsqu’ils seront en France et qu’ils recevront un autre prix… Après l’école du cirque, ils s’intéressent au passage de l’enfance à l’adolescence et filment une classe d’élèves en dernière année de primaire. J’ai déjà identifié une séquence culte ou un élève chinois est oblige, honteux, de lever le doigt pour dire qu’il a la plus mauvaise note à un examen (89 sur 100).

Y a aussi un film sur la communauté parsi réalisé par un cinéaste parsi. Un film pathétiquement drôle sur des indiens qui tentent de détenir des records mondiaux : y a en a même un qui a crée sa boîte pour coacher les futurs postulants au Guinness Book des Records. Un autre film sur une légende du Sikkim. Un film sur un vieux réfugié tibétain dans un camp etc

La difficulté lorsqu’on tourne en Inde est de ne pas faire un film purement ethnologique. Les cinéastes indiens semblent ne pas tomber dans la facilité et l’esthétisme. Pour l’instant, je suis agréablement surprise : peu de films militants et encore moins politiques. Ces cinéastes-là veulent nous conter une petite histoire qui mine de rien nous interroge profondément sur nos valeurs, nos sociétés, nos sentiments. Ni misérabilisme, ni exotisme, ni morale exagérée.

Non, vraiment… Je ne comprends pas ce qu’attendent les acheteurs internationaux pour donner une plus grande légitimité au documentaire contemporain indien.

2 pensées sur “Du documentaire contemporain indien sur nos écrans !

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