De Ko Sdach à Ko Totang – Part. One

Après Juara Beach en Malaisie, Ko Wai en Thaïlande, je recherchais un petit coin de paradis au Cambodge (exit Rabbit Island où les eaux polluées du Mékong se jettent dans le Golfe de Thaïlande).

Selon mes descriptions du paradis, bon nombre de touristes m’ont assuré que je devrais trouver mon bonheur sur l’une des îles au large de THE station balnéaire au Cambodge : Sianoukville. Quatre des ces îles auraient été concédées pour une durée de 99 ans, par le gouvernement cambodgien en manque de liquidités, à des milliardaires russes. Milliardaires russes qui s’empresseraient de bâtir des resorts luxueux pour leurs compatriotes. Sur le net, je découvre pourtant l’existence d’une île qui pourrait correspondre à mes désirs : Ko Sdach est une île peuplée par 600 familles de pêcheurs. Une guest house accueillerait les routards. Un ferry relierait le continent tous les deux jours. A 13h.

Débarquée à Sianoukville de Kampot à 12h50, des chauffeurs de tuk-tuk me harcèlent pour m’emmener je ne sais où. Putain, les gars, je veux juste savoir si le ferry pour Ko Sdach lève l’ancre dans dix minutes ou dans 24 heures !? Comment cela vous n’en savez fichtre rien ? Non, je ne veux pas aller à la Sunset GH 2. Je vois une « agence de voyages » : « Bonjour Monsieur, puis-je acheter un billet pour Ko Sdach s’il vous plaît ? Ko Sdach. S.D.A.C.H. Ou puis-je m’en procurer un alors ? Vous ne savez pas ? Mais vous êtes bien une agence de voyages ? Alors s’il vous plaît monsieur, pouvez-vous vous renseigner et m’indiquer la procédure à suivre pour acheter un billet de bateau pour Ko Sdach ? » je le supplie.  Du bout des lèvres, il finit par me lâcher que le billet s’achète uniquement au débarcadère (ouais, je connais des mots compliqués en anglais now). Monsieur le chauffeur de tuk-tuk, combien pour aller au débarcadère ? Six dollars !? Vous me prenez pour une russe ou quoi !? Alors que je crapahutais en plein cagnard avec mes 18 kg sur le dos (je traîne notamment mon blouson en cuir et  des boots de 7cm… ne me demandez pas pourquoi… l’explication est trop longue), un parfait inconnu qui avait suivi la conversation me propose de m’emmener sur sa moto pour deux dollars. Let s go, man !

A 13h15, un bateau est à quai. Ko Sdach ? Oui ? Yep ! Lucky girl je suis ! A bout de souffle, je saute sur le pont avant de réaliser que ce bateau appelé le Royal Ferry ressemble plus à une boîte à sardines qu’au Queen Elisabeth. Un bateau qui navigue en mer mais qui a été conçu pour flotter sur des rivières, j’apprendrais. Un cochon décédé répand son sang entre mes pieds. Des poulets  piaillent. Vivement qu’on les égorge aussi.

Posée à l’exterieur de la cabine, le soleil brûle mon visage, déjà cramé après trois mois en Asie. Mes cheveux volent au vent. Des dreadlocks se forment. En pleine réflexion métaphysique donc, je rencontre Tommy, un flamand expatrié à Siem Reap qui me dit retourner sur une île déserte à trente minutes de Ko Sdach. Une île où il n’y aurait que trois paillottes et quelques bungalows en bois. A Ko Sdach, je rencontre Karim le taulier des quelques bungalows. Il reste une chambre de libre.

Cap sur Ko Totang donc !

2 pensées sur “De Ko Sdach à Ko Totang – Part. One

  • 8 mars 2011 à 13:11
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    et ben tu devrais ecrire un(des)livre! J adore le style ca me fait bien rire!On s y croirait!

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