Ko Wai : le Paradis, c’est les autres

Au Paradis, on dort et lit à toute heure.

Enfin, telles ont été mes activités principales pendant quatre jours sur la minuscule île de Ko Wai, sans voiture puisque sans route, à 7 heures de Bangkok en bus et ferry. Quatre lieux d’hébergements. De simples bungalows de bois essaimés le long de plages de sable blanc, longées de palmiers et cocotiers, face à un lagon où batifolent de fabuleux poissons exotiques.

Le Paradis vu sur les cartes postales, c’est ici à Ko Wai !

(bon… le truc est qu’outre les moustiques et bestioles dans le sable qui piquent aussi et pas qu’un peu, c’est qu’il n’y a de l’électricité que de 18h à 23h)

(qui dit pas d’électricité la nuit dit pas de ventilateurs)

(32 degrés qu’il affichait le thermomètre à minuit…)

Au Paradis, j’étais isolée sans internet (ni télévision, radio, journaux). Les Chemises Rouges ? Un nuage de cendres ? Qui est sorti de la Nouvelle Star ? Quels sont les films à Cannes cette année ? Bah faut prendre le ferry pour savoir.

Au Paradis, à part pioncer et bouquiner donc, j’ai dégusté des fruits de mer et du poisson frais cuisinés au lait de coco. J’ai lézardé au soleil pour prendre de jolies couleurs qui feront que je serais encore plus belle en rentrant (hahaha), j’ai nagé avec des poissons et barboté dans une eau tropicale chaude, heureuse comme un foetus dans son placenta.

Au Paradis, j’étais cernée de couples et de familles. Les célibataires ne sont pas masochistes : ils vont chercher une jeune fille à Pattaya avant de venir à Ko Wai ! Quant aux femmes seules… je n’en ai  pas rencontré pendant mon séjour.

Au Paradis, seule, on fait de suite, fille-à-problèmes genre issue d’une famille de serial killers, tous brûlants en Enfer.

Au Paradis, j’ai pété un câble le deuxième jour en sautant en bikini, pendant une heure, devant l’objectif (et le retardateur) de mon appareil photo pour une improbable photo de profil Facebook à changer… Le troisième jour, j’ai appris par coeur la chanson Drôle de vie de Véronique Sanson (reprise par Géraldine Nakache et Leïla Bekhti dans Tout ce qui brille) que je chantais à tue-tête sur la côte Est, celle où il n’y a pas de plages donc pas un seul être humain.

« Tu m’as dit que j’étais faite pour une drôle de vie
J’ai des idées dans la tête et je fais ce que j’ai envie
Je t’emmène faire le tour de ma drôle de vie »

Au Paradis, j’ai lu les cinq premiers chapitres du bouquin de Michel Chion sur le son au cinéma, ai appris à utiliser mon nouvel enregistreur numérique (un Zoom H2) et imaginé un documentaire sonore pour malentendants…

3 pensées sur “Ko Wai : le Paradis, c’est les autres

  • 19 avril 2010 à 05:27
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    @ Tibo : Pas pu lire la video cause connexion trop lente mais j’espere ne pas avoir a finir comme Tom Hanks dans la pub Fedex, Seul au monde ! 🙂
    @ Amandla : Bah… c’est l’atterrissage de mon triple saut perilleux sexy…

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  • 18 avril 2010 à 18:03
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    Récemment j’ai découvert les docus de Mr Bear Grylls, qui montre comment survivre sans ressources dans un environement sauvage …



    Tu pourrais t’en inspirer au cas où tu te retrouverais en mauvaise posture! Take care Celine!

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  • 18 avril 2010 à 17:16
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    Woaaw tes photos (qu’est-ce que cette pose les bras croisés, les jambes en twist?!!)
    avec de la chance tu vas tomber sur un Léo sur La Plage de ton prochain paradis…:)
    je t’imagine bien chantant, seule au monde, fais gaffe, tu vas finir par adopter une noix de coco!! 😉
    quant à ton rêve…pardon d’avoir explosée de rire, ça devait pas être si drôle.
    J’attends la suite!!!

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